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Solidarité africaine : L’Algérie, un parangon de vertu

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La politique africaine et régionale de l’Algérie repose sur une conviction constante : aucune stabilité durable ne peut être construite aux frontières du pays sans stabilité politique, sécurité collective et développement partagé dans son environnement immédiat. 

Par Hacène Nait Amara 

Du Mali au Niger, de la Mauritanie à la Tunisie et à la Libye, Alger défend ainsi une approche fondée sur la solidarité, la coopération et l’accompagnement des États voisins dans leurs efforts de sortie de crise, de reconstruction et de développement. Cette doctrine dépasse la seule logique diplomatique. Elle procède d’une lecture stratégique selon laquelle les déséquilibres économiques, l’affaiblissement des institutions, l’exclusion sociale et l’absence de perspectives constituent autant de terreaux pour le terrorisme, la criminalité transnationale, le trafic de drogue, la traite humaine, les réseaux de contrebande et les entreprises de déstabilisation.

C’est dans cette logique que l’Algérie défend, aussi bien au sein de l’Union africaine que dans les enceintes des Nations unies, une ligne diplomatique fondée sur la recherche de solutions politiques aux crises, le respect de la souveraineté des États, le rejet des ingérences extérieures et la préservation de l’intégrité territoriale des pays africains. Cette position s’accompagne d’un plaidoyer constant en faveur du renforcement des capacités propres des États du continent afin qu’ils puissent répondre eux-mêmes aux défis sécuritaires, économiques et sociaux auxquels ils sont confrontés. Elle se prolonge également dans la conception que l’Algérie défend des relations entre l’Afrique et ses partenaires occidentaux : tout partenariat appelé à s’inscrire dans la durée doit être fondé sur l’équité, la réciprocité et la prise en compte effective des priorités africaines. Pour Alger, le besoin impérieux de développement exprimé par le continent ne saurait rester à la périphérie des relations avec l’Occident ; il doit trouver un écho concret et impératif dans les politiques de coopération, d’investissement, de transfert de savoir-faire et de soutien aux infrastructures. L’Afrique ne peut plus être envisagée comme un simple réservoir de ressources ou un espace de projection d’intérêts extérieurs, mais comme un partenaire à part entière dont les aspirations au développement, à la souveraineté économique et à la maîtrise de son destin doivent structurer toute relation équilibrée avec le reste du monde. 

Pour Alger, la sécurité ne peut être durable si elle repose exclusivement sur des réponses militaires ou sur des interventions extérieures : elle doit s’appuyer sur des institutions nationales solides, des économies capables de créer de l’activité et de l’emploi, ainsi que sur une coopération régionale suffisamment dense pour réduire les espaces laissés aux groupes terroristes et aux réseaux criminels. La lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue, la traite des êtres humains, la contrebande, le crime organisé transfrontalier et les entreprises de déstabilisation constitue ainsi l’un des piliers de cette approche.

La stratégie algérienne ne se limite donc pas à la médiation politique ou à la lutte antiterroriste. Elle s’inscrit également dans une dynamique de désenclavement et d’intégration régionale : développement des axes routiers et des voies de communication, interconnexions énergétiques, réalisation de centrales électriques, facilitation des échanges commerciaux, ouverture de nouvelles liaisons et soutien à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine. Derrière ces projets se dessine une même philosophie : rapprocher les économies, fluidifier la circulation des biens et créer des intérêts communs suffisamment solides pour réduire les facteurs de tension. Pour l’Algérie, aider les populations africaines à se stabiliser, à accéder aux services essentiels, à l’énergie, aux marchés et à des perspectives de prospérité, c’est agir directement sur les causes profondes de l’instabilité. Le développement devient ainsi un instrument de sécurité, au même titre que la coopération politique et la coordination militaire. Cette vision structure aujourd’hui la relation de l’Algérie avec ses partenaires africains, maghrébins et sahéliens : faire de la solidarité régionale non pas un principe abstrait, mais un levier concret de paix, de souveraineté et de développement partagé.

H. N. A. 

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