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Georges Haidar, directeur général de Renault Trucks Algérie : «Notre usine d’assemblage sera réceptionnée en septembre 2018»

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Le projet industriel Renault-Volvo, en cours de construction à Meftah, dans la wilaya de Blida, avance bien. Il revêt une importance majeure pour les responsables du groupe Renault Trucks Algérie. L’entreprise prévoit de déployer des moyens importants pour faire de l’usine une unité florissante au niveau local et dans toute l’Afrique, assure son directeur général, Georges Haidar. Dans cette interview accordée à Indjazat, il révèle que l’assemblage des camions des deux marques française et suédoise se fera avec un taux d’intégration de 15% pour les deux premières années pour atteindre 40 et 60% au bout de cinq ans.

Interview réalisée par Lynda Mellak

Renault Trucks Algérie a investi en Algérie dans un projet industriel d’usine d’assemblage de camions des marques Renault Trucks et Volvo, en partenariat avec le groupe algérien BCF Souakri. Pouvez-vous nous dire davantage sur ce projet ?
Renault Trucks, fortement engagé en Algérie, pourrait compenser ainsi dans le créneau des véhicules industriels les années précédentes de stagnation qu’avait subi le marché de l’automobile. Pour cela, nous sommes en train d’établir un projet industriel, l’un des plus importants dans la région d’Afrique du Nord. Le lancement de la production était prévu pour fin 2017, mais l’usine n’a pas pu être livrée à temps. Toutefois, le projet avance et les procédures administrative sont été effectuées. Nous avons obtenu l’agrément du ministère de l’Industrie et des Mines. C’est le cas également avec le Conseil national de l’investissement (CNI), de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) et des établissements bancaires. Nous avons avec nous des personnes avec un acquis professionnel remarquable en industrie. Nous avons fait appel à des compétences dans le domaine et nous avons mis en place tous les effectifs directoires dont nous avons besoin (logistique, qualité, financiers et ressources humaines). Dès sa réception début septembre prochain, l’usine entrera en production.
Notre projet industriel a pris beaucoup d’importance au sein du groupe. Nous le suivons de près depuis notre direction ici en Algérie. Il est suivi également de loin par un staff management depuis la Suède et la France. Nous avons donné une grande importance pour la formation des jeunes à travers l’ouverture d’une école de formation qui va être ouverte à Meftah, à la proximité de l’usine. Nous envisageons de former le personnel de l’usine sur place. En plus des volets technique et commercial, nous comptons créer entre 150 à 200 emplois directs et plus de 200 autres indirects.

Quels sont les modèles de camions qui seront assemblés dans votre usine de Meftah ?
Dans le but de répondre pleinement aux besoins du marché Algérien, nous comptons nous lancer dans le montage et l’assemblage de l’ensemble des modèles de camions commercialisés en Algérie, à savoir les véhicules issus des gammes C, K et D pour Renault et FH, FMX et FM pour Volvo. Le projet de joint-venture fera l’objet de montage en CKD de 4000 pièces de camion Renault Trucks et Volvo à Meftah. Ce sera une chaine de production digne de celles qui existent en France ou en Suède. Elle va s’assoir sur les mêmes concepts de production appliqués dans ces pays d’origine des marques.

Qu’en est-il du taux d’intégration ?
Nous allons suivre le cahier des charges. Ainsi, il sera question de réaliser un taux d’intégration de 15% durant les trois premières années et le taux sera revu à la hausse dans les années qui suivront. Il est envisagé de passer à 40%, voire 60% après la cinquième année. Et c’est à ce moment-là que nous allons procéder à la phase d’exportation depuis l’usine d’Algérie à destination d’autres marchés étrangers. Nous sommes d’ailleurs entrés en contact avec un acteur de l’industrie de véhicules poids lourds lors des journées techniques de la sous-traitance véhicules organisées les 5 et 6 mars écoulé à l’hôtel El Aurassi. Cet industriel s’est également entretenu avec des fournisseurs locaux avec lesquels il a discuté d’éventuels partenariats dans la sous-traitance véhicules. Nous sommes également en pleines discussions avec Global Group pour un projet de partenariat. Notre objectif est de trouver des fournisseurs locaux et faire venir par la suite les fournisseurs étrangers par le biais de notre groupe en Algérie. La pièce sera fournie ici, en local et toute opportunité d’exportation sera saisie.

Quelle est la ligne directrice de Renault Trucks en Algérie ?
Nous espérons un meilleur avenir pour notre marque en Algérie sachant que la demande en la matière est importante. Pour ce faire, nous tablons beaucoup sur notre projet industriel de montage tout en plaçant le client au centre de notre intérêt. Nous mettons des moyens importants pour mieux le servir. Renault Trucks Algérie renforce ainsi sa présence partout dans le pays et veille à ce que son réseau soit des plus compétents, en plus d’croitre son déploiement sur tout le territoire avec l’objectif de réaliser 20 points de service d’ici à l’horizon 2019.

Un dernier mot…
L’Algérie est un marché stratégique pour Renault Trucks. La filiale du groupe qui existe en Algérie depuis 2002 ne cesse de se développer sur le marché, de se distinguer et de se faire une notoriété auprès de sa clientèle. Le groupe qui s’est massivement implanté sur tout le territoire national suit sa clientèle de près et lui propose de très bons produits. Renault Trucks voit en le marché algérien un hub pour l’Afrique du Nord. Comme c’est le cas pour l’Afrique du Sud. C’est dans ces deux pays africains que le groupe Renault Trucks s’est fortement investi.
L. M.

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