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Yacine Zerrouki, directeur général d’Ericsson Algérie : «40 % du trafic mondial de data transite par les réseaux d’Ericsson»

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Le leader mondial des technologies et services de communication, Ericsson est présent en Algérie depuis plus de 40 ans. Il accompagne les opérateurs de téléphonie mobile dans leur stratégie de déploiement et s’implique activement dans le renforcement de la croissance du secteur des télécoms. Yacine Zerrouki, Directeur Général de l’entreprise en Algérie, confirme qu’Ericsson reste un partenaire fidèle de l’Algérie et tient à ce que son accompagnement se fasse avec les technologies les plus innovantes. Le secteur, selon lui, est doté d’un fort potentiel à même de participer efficacement au développement l’économie nationale.

Entretien réalisé par Lynda Mellak

Comment voyez-vous l’évolution du marché des télécoms en Algérie ?
En Algérie, la 4G est en pleine expansion. Le passage de la 3G à la 4G a été une transition réussie dont sa réalisation a été très rapide. On L’engouement des utilisateurs pour l’internet et les dernières technologies est très important. Les opérateurs qui ont compris la nécessité de répondre à cette demande croissante, ont investi massivement dans le développement de leurs réseaux. De son côté, le gouvernement, a mis tous les moyens en œuvre sur le plan légal et environnement économique en vue de faciliter le développement de cette technologie. Et c’est grâce à cette technologie qu’ont pu être développés et continuent à se développer pour les utilisateurs des services comme l’E-administration, le E-commerce, E-gouvernement et autres.
Aujourd’hui et avec un rythme de progression soutenu, les technologies de l’information notamment les télécoms mobiles peuvent donner un très grand coup d’accélérateur au développement à l’économie nationale et participer directement à la création d’emplois.

Quelles opportunités offre le marché, a-t-il atteint la maturité qui lui permet d’adopter les technologies innovantes que vous proposez ?
L’Algérie est un grand marché doté d’un potentiel énorme en termes de compétences, de volume mais aussi de possibilités. Il existe beaucoup d’opportunités notamment dans le domaine du numérique. Il faut savoir qu’Ericsson qui active en Algérie depuis plus 40 ans, demeure un partenaire assidu que ce soit par la fourniture d’équipement ou par la formation des jeunes cadres algériens.
Je suis confiant que d’ici quelques années, grâce à une couverture réseau 4G optimale au niveau du territoire national, des opérateurs mobiles en Algérie parviendront à booster cet écosystème et à mettre sur le marché un ensemble de services à très haute valeur ajoutée pour l’économie numérique. Et oui, le marché algérien est assez mature pour accueillir ces services et en tirer grand bénéfice, devra suivre le cadre législatif et administratif qui facilitera leur essor.

Quels sont vos prochains projets avec les clients ATM/ Djezzy/ Ooredoo ?
Les principaux projets que nous avons avec ces opérateurs mobiles en Algérie se veulent dans la continuité du déploiement de la 4G sur l’ensemble du territoire national. Les opérateurs, espèrent augmenter les capacités de leurs offres afin de satisfaire la forte demande de leurs clients en matière de technologies mobiles avancées. Ericsson intervient aussi pour aider ces opérateurs à satisfaire cette demande et les accompagner aussi dans la transformation digitalisation de leurs services. Nous travaillons avec eux notamment sur des projets liés à la virtualisation et la Cloudification de leurs prestations.

Après une période de ralentissement, la reprise s’annonce pour le groupe, qu’en est-il ?
Effectivement, le groupe est passé par une période de flottement durant laquelle il a entrepris une transformation dictée par le marché des télécoms mondial. Le groupe s’est imposé le redimensionnement de ses activités et le recentrage de celles-ci sur son cœur de métier à savoir la radio et les réseaux.
Aujourd’hui ce recentrage a porté ses fruits, Ericsson amorce sa reprise et les récents résultats financiers positifs sont là pour le confirmer. Avec d’importants nouveaux marchés décrochés au niveau mondial, nous voulons être plus efficaces et beaucoup plus proches de nos clients en simplifiant nos méthodes de travail. Il faudra les accompagner dans leur transformation digitale, radio, la 4G encore aujourd’hui et demain vers le prochain challenge de la 5G. Je suis confiant que la transition se fera non seulement au niveau de l’Algérie mais se fera aussi au niveau continental car n’oublions pas que l’Afrique est devenue vecteur de ce progrès. Les chiffres présentés aujourd’hui dans notre Mobility Report renseignent en ne peut plus sur la formidable avancée que réalise le continent en matière de développement numérique. Et à ce propos, je rappelle que c’est une équipe de jeunes universitaires sénégalais qui a remporté notre concours Ericsson innovation awards 2018 qui a mis en lice 1440 concurrents du monde entier. Une performance qui mérite d’être grandement saluée au regard des moyens parfois très limités dans les pays africains.

Quels sont les investissements d’Ericsson depuis son installation en Algérie ?
L’histoire d’Ericsson en Algérie ne date pas d’hier, elle a débuté en 1973 par le déploiement du réseau de téléphonie fixe puis sa numérisation dans toute l’Algérie en partenariat avec l’entreprise publique SITEL. Par la suite Ericsson a été acteur majeur dans le lancement de la téléphonie mobile (GSM) en 1998 en étant l’unique fournisseur de solution accepté dans le pays.
Ericsson, est fier aussi d’avoir contribué à l’accompagnement et la libéralisation du réseau mobile de Mobilis, puis celui d’Ooredoo. Il a également assisté le lancement de la 3G en Algérie puis la 4G. Et c’est dans cet esprit de partenariat historique qu’Ericsson sera aux côtés de l’Algérie quand le moment sera venu pour accueillir la 5G avec tous les avantages qu’elle apportera à l’économie.
L. M.

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