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Ammar Meslouh, DG de l’Algérienne Vie : «Cela fait honneur à notre pays de recevoir les Majors mondiaux de l’industrie l’assurance et de réassurance»

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Dans cette interview, Ammar Meslouh, directeur général de l’Algérienne Vie, revient sur sa participation ainsi que celle de sa compagnie à la 33ème conférence de GAIF. Il s’agit pour lui d’un évènement grandiose qui honore l’Algérie, tant il est vrai que les poids lourds de l’industrie mondiale de l’assurance, de réassurance et de courtage y étaient présents. Ne souffrant d’aucune ambigüité, cette conférence a permis aux acteurs du marché algérien et celui de la région MENA d’échanger sur leurs nouveautés ainsi que sur toutes les questions qui animent la communauté des assureurs ces dernières années, dont la digitalisation qui, selon Ammar Meslouh, il s’agit bel et bien d’un impératif et d’un virage à négocier inévitablement.

Entretien réalisé par Hacène Nait Amara

Algérienne Vie a pris part à la 33ème conférence de la GAIF qu’a abritée la ville d’Oran début juin écoulé, un évènement important pour les compagnies d’assurance de la région MENA et des autres régions du monde, puisqu’une quarantaine de pays étaient présents à cette manifestation. Que représente pour vous cette conférence ?
C’est évidemment un grand évènement pour la communauté des assureurs ainsi que pour l’Algérie qui n’a pas abrité ce genre de manifestation voici plusieurs années. Le dernier évènement de cette ampleur, l’Organisation des Assurances Africaines (OAA) s’est tenu en 2008. Il s’agit aussi du premier grand évènement organisé dans toute la région au lendemain des deux années de la crise sanitaire ; une ouverture qui s’est traduite par une affluence record. Cela explique d’ailleurs clairement la présence d’une quarantaine de pays à cet évènement, représentés par environ 1400 participants. La conférence se veut une grande rencontre d’échange et de débats, aussi bien sur les défis auxquels est confrontée l’industrie de l’assurance que sur les nouveautés du secteur, d’autant plus que l’évènement a réuni de grands assureurs et réassureurs ainsi que de grands courtiers et partenaires. Nous sommes très contents de cette participation massive qui a marqué cette conférence.

Ce rendez-vous a donné lieu aussi à des rencontres B to B. Vous avez d’ailleurs reçu plusieurs professionnels qui ont participé à cet évènement. Pouvez-vous nous en parler ?
Tout à fait ! Ce rendez-vous nous a permis d’abord de renouer avec les partenaires avec lesquels nous travaillons et qui sont des géants mondiaux dans le domaine des assurances. Nous en avons rencontré d’autres et débattu avec eux des nouveautés du marché, des nouvelles tendances du marché et du retour sur expérience quant à la gestion de la crise passée. Les échanges ont été ainsi très bénéfiques et très intéressants. L’opportunité nous a été donnée aussi pour présenter les performances d’Algérienne Vie qui devrait s’imposer sur la deuxième marche du podium du marché vers la fin de l’année 2021. C’est un succès incontestable, surtout lorsqu’on sait que la compagnie est la dernière née sur le marché algérien des assurances. Nous avons dépassé les 2 milliards de dinars de chiffre d’affaires en 2021, ce qui est un excellent résultat. D’année en année, depuis la création de la compagnie, nous avons battu des records successifs en chiffre d’affaires et augmenté d’une manière substantielle notre part de marché.

N’est-ce pas que cette rencontre offre également des occasions d’échange d’expérience afin que les assureurs puissent s’en inspirer. D’autant plus que cela fait plusieurs mois qu’ils ne se sont pas rencontrés en raison de la crise sanitaire ?
C’est le but d’ailleurs de cette conférence ; celui de permettre à l’ensemble des acteurs du marché d’échanger sur leurs expériences et nouveautés, d’autant plus qu’il s’agit de partenaires d’envergure internationale. Il y a de ce fait des enseignements à tirer de leurs expériences. Ces géants ont été également présents tout au long des conférences, ce qui a permis à l’ensemble des acteurs du marché de les écouter et de débattre avec eux sur les stratégies à même de relever les défis de la conjoncture. Cela fait honneur à notre pays de recevoir les majors mondiaux de l’industrie de l’assurance.

Les acteurs du marché algériens étaient unanimes à réclamer durant cette conférence l’adaptation des textes juridiques afin de permettre aux compagnies algériennes d’être au rendez-vous de l’évolution technologique mais aussi d’explorer de nouvelles marges de progression. Quel est votre avis ?
Effectivement, le dernier texte majeur qui régit notre activité date de 2006. Il est temps de revoir ces textes et de les adapter aux évolutions que connait l’industrie de l’assurance en Algérie et à travers le monde, aussi bien en termes de régulation et de solvabilité qu’en matière de fonctionnement du marché. Il y a une réflexion en cours à laquelle contribuent l’UAR et le Conseil national des assurances. La mouture finale devrait voir le jour dans quelques semaines.

Les acteurs sont unanimes à dire toute l’importance de la digitalisation afin de permettre aux compagnies d’être à jour au chapitre de la numérisation ? Que fait Algérienne Vie dans ce sens justement ?
Le fait d’être le dernier né des compagnies d’assurance nous a porté chance et permis à adopter dès le départ un business modèle basé sur la digitalisation. Il faut savoir qu’actuellement tous nos sinistres sont déclarés en ligne. Les clients ont accès au suivi de leurs dossiers en ligne. Les règlements des sinistres se font également en ligne. Nous sommes ainsi pleinement inscrits dans ce processus digital auquel tous les acteurs de l’industrie sont condamnés. Ce virage s’impose à tous et ce au risque de subir des conséquences désastreuses et au risque de disparaitre carrément. La digitalisation est un impératif non un choix.

Selon vous, 2022 sera-t-elle l’année de reprise tant attendue ?
Nous l’espérons bien ! Les prémices s’annoncent d’ores et déjà bonnes. Il faut dire que les premiers signes de reprise étaient déjà au rendez-vous en 2021 et les prévisions s’annoncent meilleures pour l’année en cours, marquée déjà par une légère accalmie de la sinistralité. La pandémie qui tend à disparaitre devrait permettre au secteur de prendre un nouveau départ.
H. N. A.

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