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Arezki Touati, PDG de l’EGT Zeralda : «Modernisation et qualité du service sont notre crédo»

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Après avoir achevé l’opération de modernisation (réhabilitation et numérisation) de ses établissements, l’Entreprise de gestion touristique (EGT) de Zeralda, EPE chevillée au Groupe HTT, espère faire du Complexe relooké un pôle d’attractivité touristique dans le Grand-Alger.
Son Président directeur général, Arezki Touati, évoque dans cet entretien accordé au magazine Indjazat, les atouts des trois unités qu’il gère, mais aussi les difficultés que l’entreprise trouve à rentabiliser ses investissements, en raison de la conjoncture économique résultante de la pandémie de la COVID 19 qui a sévi juste après l’ouverture de l’hôtel Mazafran et du Centre Touristique.
Il affirme cependant que les familles redécouvrent le Complexe et s’y plaisent énormément durant la période estivale. Pour lui, c’est déjà un acquis pour le tourisme local. Suivez-le

Entretien réalisé par Hacène Nait Amara

L’EGT de Zeralda a entamé, depuis quelques années, une vaste opération de réhabilitation de ses infrastructures touristiques. Comment se présente la situation aujourd’hui ?
L’EGT de Zeralda est composée de trois établissements, à savoir l’hôtel «Les Sables d’or», l’hôtel ‘’Mazafran’’ et le Centre Touristique, conçus par l’architecte François Pouillon.
‘’Le Mazafran’’ est une infrastructure hôtelière très vaste, composée de 446 chambres, 54 suites, 3 salles de restauration d’une capacité de 300 couverts, 4 salles de conférence et une piscine.
Je précise à ce propos que lors du confinement, nous avons servi 1200 repas par service grâce à un personnel dévoué et des installations pouvant répondre à une demande plus importante.
«L’hôtel Les Sables d’or » pour sa part, renferme 210 chambres, dont 21 suites, 2 restaurants, d’une capacité de 200 couverts chacun, et une piscine.
Lors de la rénovation, nous avons fait en sorte que les structures soient autonomes.
Quant au Centre touristique, il est composé de 80 bungalows, une résidence de 19 appartements, avec 550 lits.
Au total, les trois structures offrent une capacité de plus de 1 900 lits. Tout le site s’étend sur 20 hectares et dispose d’un système d’éclairage photovoltaïque, d’un système de sonorisation et de caméras de surveillance déployés sur l’ensemble du complexe.
Il faut savoir que l’opération de réhabilitation a commencé en 2017 et a pris fin, pour le ‘’Mazafran’’ et le Centre touristique en juillet 2019.
En parallèle, nous avons mis en place un système de numérisation, à travers l’installation de la fibre optique, des Data Centers et d’un système d’exploitation, prenant en charge toute la gestion des infrastructures de la réservation jusqu’au paiement en ligne.
Nos équipes ont reçu en ce sens, une formation sur les NTIC, mais aussi sur la prestation de service et sur l’amélioration de la qualité qui fait que notre entreprise se positionne aujourd’hui parmi les meilleures en termes de qualité/prix et, surtout, en nouveautés.
Nous venons d’inaugurer, tout récemment, notre propre plateforme de réservation en ligne et qui compte aussi plusieurs prestations en ligne interconnectées aux trois structures hôtelières.
Sur le volet ressources humaines, nous disposons aujourd’hui d’une équipe de jeunes, bien formés, maîtrisant le métier et jouissant d’un bon capital- expérience.

Une idée des prix pratiqués par vos unités ? Y a- t- il eu révision à ce niveau, après la réouverture des hôtels ?
Lorsque nous avons inauguré l’hôtel ‘’Mazafran’’, en juillet 2019, la conjoncture était difficile et nous étions contraints de proposer des prix très concurrentiels. Actuellement une nuitée à Mazafran coûte 6 500 DA, alors qu’initialement le prix devait être de 11 000 DA.
Dans une conjoncture économique morose, tout ce que nous pouvons faire, c’est de proposer les prix les plus bas pour attirer la clientèle. Nous avons, par exemple, baissé les prix de la nuitée aux bungalows du Centre Touristique à 10 000 DA, alors qu’ils étaient à 18 000 DA, auparavant
Au « Sables d’or », la chambre est proposée à 13 500 DA, contre 18 000 DA, avant.
Malgré cela, la clientèle se fait rare.
En matière de restauration, les prix des repas sont en moyenne de 3 000 DA et ce, en dépit l’augmentation des prix de denrées alimentaires.

S’agissant du taux d’occupation ?
Il faut savoir d’abord que qu’en raison des restrictions liées à la pandémie du Covid 19, nous sommes obligés de travailler à 50% de nos capacités d’exploitation. De plus, en basse et moyenne saison, nos infrastructures sont habituellement exploitées pour des évènements organisés par le segment corporat. Mais en ces temps de crises, ces évènements se font rares. C’est ce qui fait que le taux d’occupation soit faible. Toutefois nous prévoyons une reprise des activités très prochainement.

Le ‘’Mazafran’’ a été l’un des hôtels ayant été réservés par les autorités publiques pour le confinement sanitaire. Comment avez-vous géré une telle situation ?
Nous avons pris cette opération comme étant une mission. Je pense que nous l’avons accomplie correctement. Pas moins de 16 000 personnes ont été prises en charge et les gens étaient vraiment satisfaits. En ce qui nous concerne, cette mission nous a permis d’acquérir une expérience pour ce type d’opération et du coup faire redécouvrir le complexe après sa modernisation.

Comment l’EGT Zéralda se prépare- t- elle à recevoir les estivants pour la nouvelle saison qui pointe ?
C’est la saison où nous devrons générer le maximum de profit. Nous avons mis tous les moyens pour recevoir nos clients dans de bonnes conditions, avec des prix très abordables.
Au niveau de la plage, nous avons réalisé un espace de promenade avec toutes les commodités nécessaires.
Plusieurs offres, plusieurs promotions et autres packages sont déjà confectionnés pour cette saison, à l’exemple des forfaits week-end comprenant deux nuitées, avec une troisième offerte, les forfaits- semaine, en plus des promotions allant jusqu’à 30% de remise.
Nous nous sommes d’ailleurs préparés pour relancer l’activité, même pour le mois sacré du Ramadhan, où nous avons prévu des promotions- nuitée avec Iftar et animation à 5000 DA.
Mais ce qui nous importe le plus, durant la période estival reste le retour des familles qui vont redécouvrir le Complexe d’antan.

Les estivants fréquentant les hôtels algériens insistent surtout sur l’hygiène et la sécurité. Comment ses deux conditions sont-elles respectées dans vos unités hôtelières ?
En matière d’hygiène, nous respectons la réglementation en vigueur et nous avons été certifiés, récemment PQTA (Plan Qualité Tourisme Algérie). Quant à la sécurité, en sus des caméras de surveillance, le complexe dispose d’une équipe d’une centaine d’agents de sécurité qui veillent à offrir un climat de quiétude pour notre clientèle.

Avez-vous prévu des actions de marketing à destination de notre communauté établie à l’étranger ?
Il faut savoir d’abord que notre système numérique de réservation et doté, de Channels managers qui nous relient aux plus grandes plateformes et tours opérateurs, ce qui nous permet d’être présents à l’international. D’ailleurs nous recevons déjà une clientèle étrangère qui commence à s’habituer à notre marque, à nos atouts touristiques et à nos prestations aux prix très concurrentiels.

Dans ce contexte de crise et de forte concurrence, quel est le principal défi que l’EGT doit relever ?
C’est d’offrir des prestations de qualité à des prix attractifs. Un client satisfait devient l’ambassadeur de la marque et peut drainer d’autres clients. Beaucoup de personnes parmi celles qui étaient confinées au niveau des établissements de l’entreprise ont promis de revenir et elles sont effectivement revenues. Nous voudrions aussi faire redécouvrir le Complexe aux familles et redynamiser le tourisme interne, de par un très bon rapport qualité-prix.

Avez-vous des objectifs à court terme ?
L’objectif principal de l’entreprise est de pouvoir maintenir la bonne qualité de service que nous assurons. C’est avec la qualité de service que nous pourrons fidéliser notre clientèle et, partant, avoir un taux d’occupation correct. Il s’agit quand-même d’un Complexe assez grand, complètement rénové, à fort potentiel et qui est en mesure de générer des profits.
Nous devons aussi maintenir cet effort de modernisation du Complexe et continuer sur l’amélioration des services, tout en progressant chaque année et en offrant des produits diversifiés et des promotions à la hauteur des attentes de notre clientèle.
H. N. A.

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