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La spéculation, une seconde nature

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Fléau, voire gangrène, la spéculation dans les sphères du marché de la consommation et des équipements à tous les niveaux, ne se reconnait plus de limites.
Les produits de large consommation sont les premiers à en pâtir, creusant davantage dans le portefeuille déjà érodé du citoyen.
Pis, la farandole des prix connait à ‘’chaque occasion’’, et elles sont épisodiquement renouvelées, des seuils inédits, sautant toutes les entendements normatifs.
Quant la patate se retrouve à plus 110 DA/kg, les légumineuses à 300, alors que la sardine a volé à plus de 1000 DA à un certain moment, la propension est à faire peur !
Le comble est que pas un seul produit, jusqu’ au véhicule d’occasion, n’a été épargné.
Dans une telle situation, le citoyen désemparé tourne le regard, et souvent sa grosse colère, vers l’autorité publique. Ce alors que l’Etat devrait à peine se contenter d’un rôle, presque symbolique de régulateur.
Ce faisant, il feint d’ignorer qu’il constitue l’un des maillons de la spirale infernale de la spéculation. En se ruant sur l’achalandage à la moindre alerte de pénurie. En ne souscrivant pas pleinement à des actions citoyennes de boycott, ‘’au départ du feu’’.

« Les produits de large consommation sont les premiers à en pâtir, creusant davantage dans le portefeuille déjà érodé du citoyen »

Reste la plus grande responsabilité à imputer aux mercantis, entre grossistes, mandataires et détaillants et qui ont dans cette partie de massacre du pouvoir d’achat du citoyen lambda et beaucoup moins lambda, la part belle dans la dilution de celle inhérente à chaque partie.
Si d’aucuns seraient tentés de mettre la flambée des prix en cours sur le dos de la mauvais passe économique que traverse le pays, surtout en égard à l’impact du coronavirus, force est de rappeler, alors, que de telles pratiques rédhibitoires et hors la loi, ont pointé depuis la nuit des temps, à l’avènement du mois sacré du ramadhan, transposé, hélas, en sanctuaire de la consommation et du gaspillage.
Fort heureusement, l’Etat, dans toute sa dimension sociale, comme vient de le réaffirmer le président de la République, lors de la rencontre Gouvernement- walis du 25 septembre, veille au grain.
S’il est vrai que l’Etat algérien est tenu de respecter les règles du libre marché, il n’en pas moins le devoir, et le droit aussi, d’endiguer un phénomène qui pourrait troubler la quiétude sociale, en affamant les plus affamés.
Aux grand maux, les grands remèdes ? Le Président Tebboune, ouvrant la rencontre de club des Pins, a eu des mots durs à l’encontre de «parasites et des intrus qui tentent d’épuiser les moyens de l’Etat en créant des pénuries», qui s’adonnent à la spéculation sur les produits de consommation de base.
Au bout, cette mise en garde sévère de faire activer des textes de loi criminalisant la spéculation à ce niveau. Au moins !
H. N. A.

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