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Lamine Sadji, Responsable des Affaires Economiques et Commerciales à l’ambassade des Pays-Bas en Algérie : «La coopération entre les deux pays pour la protection de l’environnement est importante»

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Les relations bilatérales entre l’Algérie et les Pays-Bas se portent bien. Le Responsable des Affaires Economiques et Commerciales à l’ambassade des Pays-Bas en Algérie, Lamine Sadjia mis en avant l’importance de la coopération qui existe entre les deux pays notamment les échanges commerciaux lesquels s’élèvent à 2milliards de dollars en 2017, précisant que les exportations de l’Algérie vers les Pays-Bas sont de l’ordre de 1.3 milliards de dollars. Dans cette interview accordée à Indjazat, en marge du Salon SIEERA tenu le mois de mars écoulé à Alger, Lamine Sadji dit davantage sur la nature de la coopération économique algéro-néerlandaise.

entretien réalisé Par Lynda Mellak

Pouvez-vous nous faire le point de situation concernant la coopération économique entre l’Algérie et les Pays-Bas ?
La section économique de l’ambassade des Pays-Bas à Alger se focalise principalement sur la coopération gouvernementale entre l’Algérie et les Pays-Bas. Il existe quatre secteurs de coopération : le maritime et portuaire, l’agriculture, les technologies de l’eau, l’énergie renouvelable y inclus l’environnement. Notre mission est d’encourager les échanges économiques entre les deux pays. Nous organisons constamment des missions d’affaires entre les opérateurs économiques des deux pays. Elles sont au total 97 entreprises néerlandaises, enregistrées à notre section économique, qui sont présentes en Algérie. Le chiffre est appelé à être augmenter, car le nombre est en constante évolution à travers l’intensification des relations économiques entre les deux pays.

Quel est l’objectif de votre participation au SIEERA ?
Nous sommes présents à la deuxième édition du Salon International de l’environnement et des énergies renouvelables (Sieera), tenu du 7 au 10 mars écoulé à la Safex d’Alger, pour permettre aux entreprises néerlandaises, spécialisées dans le domaine, de partager leur savoir-faire, leur expertise en matière de gestion de déchets et en matière de protection de l’environnement avec les partenaires algériens, participants et visiteurs du Salon. A l’instar de celles spécialisées dans le traitement des eaux, des déchets ménagers et organiques présentes à cette manifestation.
Une centaines d’entreprises néerlandaises travaillent en Algérie. Certaines représentées par des bureaux de liaisons. D’autres, multinationales mixtes algéro-néerlandaises installées au niveau local. Le marché algérien est très important pour les Pays-Bas, c’est même notre principal partenaire en Afrique du Nord.

Quelle est la valeur ajoutée que compte apporter les entreprises néerlandaises pour le marché algérien ?
La valeur ajoutée espérée à travers la coopération de l’Algérie avec les Pays-Bas se veut par le transfert du savoir-faire néerlandais dans la gestion de déchets qui sont à une gestion globale à hauteur de 95%. Nous souhaitons que l’Algérie atteigne un niveau assez important en termes de gestion de déchets d’où l’objectif de l’intervention des entreprises néerlandaises par le partage de son savoir-faire.

A combien estimiez-vous le volume des échanges commerciaux entre les deux pays ?
La balance du changement économique des deux pays est régulière. Elle penche du côté de l’Algérie, à hauteur de 60 %. Les exportations de l’Algérie vers la Hollande sont beaucoup plus importantes que les importations. Elles sont constituées en grande partie d’hydrocarbures et sont de l’ordre de 1.3 milliards de dollars. Tandis que les exportations néerlandaises vers l’Algérie (700 millions de dollars) se constituent principalement de produits industriels, semi-industriels et agricoles, du transport, des carburants, des produits chimiques, etc.
Sixième client de l’Algérie et son 13e fournisseur, les Pays-Bas aspire à renforcer sa présence dans le plus grand pays d’Afrique avec lequel le volume des échanges commerciaux s’établit à 2 milliards de dollars.

Le ministère de l’Environnement et des Energies renouvelable et l’ambassade des Pays-Bas en Algérie ont procédé à la signature d’un protocole d’accord dans le secteur des énergies renouvelables en marge de l’inauguration du SIEERA. En quoi s’agit-il exactement?
L’ambassade des Pays-Bas et le ministère des énergies renouvelables ont conclue la signature d’un protocole d’accord dans le domaine des énergies renouvelables et l’environnement. Il s’agit d’une action de coopération gouvernementale. Signée par le Secrétaire général du ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables, Kamel-Eddine Belatreche et l’ambassadeur des Pays Bas à Alger, Robert van Embden, la convention vise à promouvoir les énergies renouvelables et à lutter contre les changements climatiques, à travers la réduction des gaz à effet de serre, en plus de la coopération effective pour la gestion de déchets.
Cette convention s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des accords conclus entre l’Algérie et les Pays Bas lors de la dernière session de la commission mixte des deux pays, tenue en mai dernier à Alger. La convention permettrait de partager avec l’Algérie son expérience en matière de lutte contre les changements climatiques.Cet accord est essentiel, car il permettra de renforcer le climat des affaires et augmentera très certainement le niveau des investissements Pays-Bas en Algérie.
L. M.

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