Accueil POLITIQUE Politique : Ahmed Ouyahia réoccupe les devants de la scène

Politique : Ahmed Ouyahia réoccupe les devants de la scène

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Une chose est devenue réalité incontestable : la moindre sortie d’Ahmed Ouyahia, que ce soit en sa qualité de Premier ministre ou de secrétaire général du Rassemblement National Démocratique(RND) ne laisse jamais indifférent. Ses détracteurs, comme ses partisans!
Encore plus quand il s’exprime, alors plus à l’aise politiquement, comme patron du RND.

Par Azouz Kafi

Montant au créneau, mi-juin, à l’occasion du Conseil National de son parti, et après une période de silence assourdissant où les supputations le donnaient, au mieux, en froid avec la présidence, au pire, sur le point d’être limogé, Ouyahia douche, tout de go, les postures les plus acariâtres en annonçant sentencieux, dans son allocution d’ouverture : «Nous allons demander au Président Abdelaziz Bouteflika de postuler à un autre mandat». Exit les gorges profondes!
Si la position de l’homme de ne pas candidater en présence de Bouteflika était déjà notoire, cette annonce faite dans un cadre des plus solennels, a eu cet autre mérite de conforter l’option d’un cinquième mandat; à tout le moins d’éclairer davantage l’opinion publique sur la perspective de la Présidentielle 2019.
Elle témoigne également de la discipline, bien ordonnée, d’un parti sans vagues dès lors qu’il s’agit des grandes questions capitales dans la vie de la Nation et de la confiance de ses militants en leur premier responsable. C’est sur cette base qu’Ouyahia avait aiguillé, à l’entame de ses travaux, le Conseil national sur la décision de renouveler la confiance au président de la République et entérinée, sans coup férir, par la résolution finale du RND.
Par ailleurs et dans cette sortie qui a chevauché, à l’interne, avec la fumeuse affaire des sept quintaux de cocaïnes saisis au port d’Oran et, sur le plan régional, la question des migrants subsahariens, Ouyahian’aura pas tergiversé.
Devant l’envergure et l’aspect monstrueux de l’affaire de la cocaïne, que l’opinion a pris, comme de juste pour un crime irréfutable, Ouyahia a plaidé pour la peine de mort à l’encontre des personnes impliquées. «Une position doctrinale», a-t-il rappelé qu’il estime à même de contenir ce qu’il considère «une agression contre l’Algérie à travers la drogue dont beaucoup de quantités sont interceptées, grâce à la mobilisation de l’armée et des autres services de sécurité».
Le SG du RND n’a pas manqué, non plus de pointer la question des migrants africains, faisant observer, à ce chapitre, que «Parce que l’Algérie n’accepte pas d’être un centre de rétention des migrants africains au bénéfice de l’Europe, elle est la cible d’attaques d’organisations extérieures qui osent même l’accuser de racisme». Et de dénoncer, sûr de son propos, «les pressions exercées sur l’Algérie, à travers certaines ONG, jouant le rôle de bras armés de certains pays», a-t -il tonné, prévenant que «c’est le prix qu’elle doit payer à sa fidélité à des principes en politique étrangère, ainsi que son attachement constant à son indépendance de décision dans le concert des nations».
Docte, il conclura par un appel à «apprécier chaque jour l’importance de la sécurité, de la stabilité et du développement que connaît notre pays».
A. K.

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