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2020, une année fructifère pour les TIC : L’internet toujours et encore

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En dépit de la pandémie redoutable, vite muée en épidémie à l’échelle nationale, du Coronavirus, et, dans une certaine mesure, pour cette même raison, le secteur des TIC s’est vu propulser en tête des services publics les plus demandés par une population prise dans une atmosphère hautement anxiogène, en raison de la crise sanitaire et du procédé, inédit, du confinement.
De facto, la pression pèse alors sur l’internet, dans ses différentes facettes et, conséquemment, sur le débit.

Par Azouz Kafi

remière bonne nouvelle, dans cette veine, le ministre de la Poste et des télécommunications (PTIC), Brahim Boumzar, avait promis un cadeau spécial de fin d’année aux millions d’utilisateurs d’internet, de par une nette amélioration de son débit.
Intervenant, dimanche 27 décembre 2020, sur les ondes de la Chaîne 1 de la Radio nationale, Boumzar, s’est engagé pour «une nette amélioration du réseau, perceptible fin décembre, début janvier 2021», a-t-il affirmé. Pour ce faire, le ministre a mis en avant qu’une opération de modernisation et de stabilisation du réseau était, alors, en cours, impliquant d’autres départements ministériels, entre autres «l’Intérieur, le Travail, les Travaux publics et les Ressources en eau pour l’installation de stations de diffusion dans les endroits qui connaissent une instabilité du réseau», a-t-il précisé.
Dans le même ordre d’idées, il a fait état de discussions et d’actions en cours avec le ministère de l’Energie et le Groupe Sonelgaz pour la récupération de certaines fréquences de cette société d’électricité, estimant que la libération de ces fréquences, ajoutées à celles libérées, précédemment, par le spectre, et réparties à égalité entre les trois opérateurs de téléphonie mobile (Mobilis, Djezzy et Ooredoo) «permettra d’améliorer le réseau 4G des trois opérateurs mobiles», a-t-il soutenu, non sans attendre de ces derniers qu’ils améliorent, en priorité le réseau- 4G dans les grandes villes , en raison de la pression qu’elles connaissent sur ce plan.
S’agissant de la 5G, Boumzar a évacué totalement son introduction, soulignant, d’une part, la situation économique et sanitaire du pays, et, d’autre part, le feu vert de l’Union internationale des télécommunications qui doit «trancher sur les critères de la 5G», a-t-il dit.
Dans le même contexte, il serait utile de rappeler que le P-DG d’Algérie Télécom (AT), Hocine Helouane, avait souligné, lors de son exposé, fait le 24 décembre 2020 devant la Commission- Transports et des télécommunications l’APN, des projets de modernisation de l’infrastructure des télécommunications.
Mais, et durant son intervention radiophonique, le ministre des PTIC a eu aussi à aborder la question incontournable, et jugée également une priorité, liée au développement du secteur dans les zones d’ombre, «conformément aux instructions du Président de la République», a-t-il rappelé. Le ministre affichera, ainsi, son satisfecit des réalisations effectuées, notamment la couverture des routes Adrar-El-Bayadh-Tindouf et Illizi-Djanet, et traduites par des centaines de kilomètres de routes couverts en réseau mobile et plus de 133 000 habitations raccordées au réseau FTTH, notant que le raccordement a été rendu possible grâce au satellite Alcomsat, tout en regrettant , toutefois, que l’opérateur public de téléphonie mobile, Mobilis, soit le seul à assurer ce travail, alors que le cahier des charges astreint les deux autres opérateurs , en l’occurrence Djezzy et Ooredoo, à la même tâche.
«Les opérateurs se justifiant par le fait qu’il n’y ait pas de rendement économique, l’ARPCE doit prendre ses responsabilités» a prévenu, à cet effet, le ministre des PTIC.
Enfin, Boumazar a clôturé son intervention par une autre promesse, révélant que l’année 2021 allait être celle du ‘’Cloud Computing’’ et de la ‘’Data Center’’, un domaine où l’Algérie enregistre un retard énorme. Pour ce qui est de l’hébergement de site internet, il a rappelé les possibilités d’hébergement au niveau d’Algérie Télécom, Mobilis, la TDA et même l’APS, «qui dispose» a-t-il fait observer, «d’un Data Center qui répond aux besoins d’hébergement», avant de lancer un appel aux opérateurs privés afin de s’investir dans le créneau.
Mais le rayon d’action des TIC ne s’arrêtera pas, pour, autant là. Dans sa moisson fructifère, le secteur a rayonné sur le secteur de la Poste.
Ainsi, plus de 100 universités ont été raccordées à la plate-forme électronique d’Algérie-Poste, de l’aveu même du ministre Boumzar, s’exprimant le 20 décembre passé, en marge de la cérémonie de remise de diplômes de nouveaux lauréats de l’Institut National de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication de l’Eucalyptus d’Alger et de l’Institut National des Télécommunications et des Technologies de l’information et de la Communication (INTTIC) d’Oran.
L’occasion pour lui de se satisfaire de ce que «La convention conclue avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique relative à la facilitation des procédures et la numérisation de l’opération d’inscription des nouveaux étudiants constituait un défi, compte tenu de la conjoncture sanitaire difficile dans lequel elle intervient», dira-t-il en substance, précisant que plus de 180.000 Comptes Courants Postaux (CCP) ont été ouverts à distance, alors qu’un total de 65.000 opérations d’e-paiement ont été également enregistrées, «Ce chiffre, qui est considérable, est un succès pour nous» a-t-il tenu à mettre en avant.
Dans le même registre, GAB, e-paiement et carte Eddahabia ont constitué des outils fiables qui ont pris assez d’épaisseur pour prendre la mesure de défis imposés par la conjoncture de crise sanitaire due à la Covid-19. Le ministre jongle avec les chiffes, témoins d’une prouesse avérée.
4.022 milliards DA ont été retiré des bureaux de poste et des guichets automatiques (GAB) entre le 1er janvier et le 30 novembre 2020, a encore déclaré Brahim Boumzar, pointant une hausse des paiements en ligne et un ration de 6% de moins par rapport à l’année écoulée, 2019. Dans cette montée en puissance de la numérisation, les services de paiement en ligne, via la carte Eddahabia ont enregistré, durant les 11 premiers mois de l’année en cours, cinq fois le nombre des opérations effectuées à la même période de l’an passé.
Les terminaux de paiement électronique (TPE), ne sont pas en reste et effacent par huit le nombre des opérations relevées à la même période en 2019, au moment où est lancé encore, via ‘’BaridPay’’ le nouveau service de paiement par code à réponse rapide, dit Code QR, qui permet aux clients d’Algérie Poste d’effectuer, avec célérité, les différentes opérations de paiement sur smartphones. 2020, une année fructifère pour le MPTIC ? Dont acte !
A. K.

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