Accueil RESSOURCES EN EAU Lutte contre les inondations : Une stratégie nationale en cours d’actualisation

Lutte contre les inondations : Une stratégie nationale en cours d’actualisation

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Le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki, récemment lors d’une visite de travail effectuée dans la wilaya de Batna que la stratégie nationale pour la protection des villes contre les inondations est actuellement «en cours «actualisation».

Par Djidji Oubayou

La stratégie nationale de lutte contre les inondations qu’avait élaborée le ministère des Ressources en eau en 2017 sera agrémentée d’un plan de travail national pour la prise en charge des risques d’inondations liés au changement climatique», a précisé le ministre, en marge de l’inauguration d’une retenue collinaire à Djar Ighir, destinée à l’irrigation agricole dans la commune d’Ain Touta.
Concernant la wilaya de Batna, frappée récemment par des pluies torrentielles ayant couté la vie à deux personnes dont le véhicule avait été emporté par la crue dans la commune de Boumia, le ministre des Ressources en eau a rappelé que cette région et plus particulièrement le chef-lieu de wilaya avait bénéficié d’un programme pour protéger les villes contre les inondations.
M.Berraki a ajouté qu’en moins de deux heures, il est tombé 40 mm de pluie, ce qui représente l’équivalent de plusd’un mois de précipitations, soulignant, dans ce contexte, que les services de la wilaya ont pris en charge la situation et seront «très prochainement» dotés de camions pour pouvoir intervenir dans pareilles circonstances. Le ministre a également déclaré que sa visite dans la wilaya de Batna lui a permis de s’enquérir de l’état de son secteur dans la région, qui reste «à la traine dans les programmes de développement», notamment en ce qui concerne l’approvisionnement des citoyens en eau potable. Il a souligné que certaines communes sont approvisionnées de manière «anormale» tandis que d’autres sont alimentées en cette ressource vitale qu’une fois tous les dix jours voire même plus.
Selon M. Berraki, de nombreuses décisions ont été prises au cours de cette visite en vue d’améliorer l’AEP dans la région. Le ministre des Ressources en eau a supervisé au niveau du barrage de Koudiat Lamdouar, dans la commune de Timgad, les essais préliminaires de la nouvelle station de traitement des eaux devant permettre, dès sa mise en exploitation prévue pour «la fin du mois de septembre», de pomper quotidiennement 50 000 m3 d’eau au profit des habitants de 26 communes de la wilaya.
S’agissant des communes restantes affectées par un déficit dans ce domaine, le premier responsable du secteur a convenu avec le wali, Toufik Mezhoud, du lancement du programme de réalisation de puits et de forages nouveaux pour parer à la situation. Dans la commune de Ayoun El Assafir, un exposé sur le secteur des ressources en eau dans la wilaya a été présenté au ministre, qui a inspecté les travaux de réalisation du 4e couloir pour drainer les eaux du barrage Koudiat Lamdouar vers plusieurs communes traversées par Oued Abdi. Les habitants des communes concernées devraient être alimentés en eau potable «à partir de la moitié du mois en cours».
Aussi, M. Berraki a écouté les doléances des citoyens en ce qui concerne l’AEP, notamment ceux du village d’El Ratba dans la commune de Ayoun El Assafir où le manque d’eau se fait cruellement sentir.Le ministre a indiqué aux habitants de ce village que de nombreuses décisions ont été prises et une solution aux problèmes de l’AEP dans la région sera applicable « à partir du 25 de ce mois», tout en continuant à suivre l’évolution du dossier.

Un projet de fusion entre l’Algérienne des eaux et l’ONA
Le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki avait annoncé un projet de fusion entre l’Algérienne des eaux (ADE) et l’Office national d’assainissement (ONA) «pour former une société par actions jouissant davantage de potentialités». Le ministre avait indiqué que cette opération s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet de réorganisation des établissements sous tutelle de du ministère des Ressources en eau. Ce projet qui est actuellement en attente d’approbation devrait être mis en exécution «fin 2020», a-t-il ajouté, avant de souligner que la fusion de ces deux établissements va permettre «de rationaliser les ressources et réduire les dépenses en plus de renforcer la prestation de services».
Par ailleurs, le ministre des Ressources en Eau, Berraki Arezki et le ministre délégué auprès du premier ministre Chargé de la Micro- entreprise, Dayafat Nassim, sont parvenus à un accord permettant d’impliquer rapidement pas moins de 300 micro-entreprises dans l’amélioration du service public de l’eau. Selon un communiqué rendu public par le ministère des Ressources en Eau, plus de 300 micro entreprises vont signer, dans le cadre de cet accord conclu récemment, des contrats avec l’Algérienne des Eaux (ADE), dès la semaine prochaine. L’entretien des infrastructures, la prise en charge des fuites sur les réseaux, l’installation des compteurs, la réparation des pompes et les réparations électriques font partie des tâches qui seront confiées, dans ce cadre, aux micro-entreprises des quatre coins du pays, selon la même source.
Les deux ministres se sont engagés, durant un entretien tenu la fin de la semaine écoulée, à revoir à la hausse le nombre de micro- entreprises qui s’impliquent dans le secteur afin d’améliorer le service public de l’eau, selon le communiqué.
«L’ADE qui accuse des insuffisances importantes dans la gestion, déléguera de plus en plus des opérations techniques pour assurer la continuité du service public de l’eau», a précisé la même source, relevant que plus de 400.000 installations de compteurs seront effectuées en 2020, pour passer à un autre objectif en 2021, soit 1 million d’installations.
Selon le ministère des ressources en eau, d’autres établissements du secteur, à savoir l’ANBT (agence nationale des barrages et transferts), l’ONA (office national d’assainissement) et l’ONID (office national d’irrigation et du drainage) se sont engagés à s’inscrire dans la démarche qui «aura une incidence positive aussi bien sur le service public de l’eau, que sur les micro-entreprises».
Dj. O.

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