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Mise en service du système de transfert des eaux du bassin Chott El Gharbi vers Nâama, Tlemcen et Sidi Bel-Abbès : Necib ouvre la vanne

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Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a présidé, le mois de mai écoulé dans la daïra de Mekmen Benamar (Nâama), la mise en service du système de transfert des eaux du bassin de Chott El Gharbi pour alimenter 16 communes au nord de Nâama, au sud de Tlemcen et au sud-ouest de Sidi Bel-Abbès en eau potable.

Par Achour Nait Tahar

Le ministre a donné le coup d’envoi pour la mise en service d’un ensemble de stations de pompage des eaux de Chott El Gharbi, dans la daira de Mekmen Benamar, pour alimenter 160.000 habitants des wilayas de Nâama, Tlemcen et Sidi Bel-Abbès à partir de neuf forages avec un débit de 400 litres/seconde en première phase, selon les explications fournies au ministre. Hocine Necib a souligné que ce système de transfert d’eau, qui atteindra la dernière commune concernée au sud-ouest de Sidi Bel-Abbès avant la fin mai courant, est une «grande réalisation» qui sécurisera l’alimentation en eau potable dans ces wilayas et constituera des perspectives prometteuses pour l’irrigation agricole. La concrétisation du plan national de l’hydraulique à travers les grands transferts réalisés durant ces dernières années a permis, a ajouté le ministre, de mobiliser de grandes quantités d’eau pour alimenter les régions connaissant un déficit, dont l’exploitation de quantités d’eaux souterraines de Chott El Gharbi à hauteur de 40 millions de mètres cubes par an. Il a rappelé les objectifs stratégiques de cet important investissement susceptible de satisfaire les besoins des citoyens en eau potable et relancer le développement économique.
Par ailleurs, Hocine Necib a affirmé que l’Algérie «est à l’abri du spectre de la sécheresse» ayant sévi durant trois décennies, soulignant que la question de l’eau est une priorité dans la politique du pays qui mobilise de grandes ressources financières pour concrétiser des projets structurants, dont la plupart sera livré ces jours-ci et dix seront bientôt mis en exploitation. Le ministre a, au passage, situé l’importance du projet de transfert des eaux de Chott El Gharbi portant sur la réalisation de 6.000 hectares de terres irriguées, dont 3000 ha à Nâama et 1.500 ha à Sidi Bel-Abbès et Tlemcen et devant fournir, avant la fin de l’année en cours, l’eau aux agriculteurs pour répondre aux investissements inscrits dans ce domaine. Le ministre a inspecté, lors de sa visite dans la wilaya de Nâama, plusieurs infrastructures réalisées dans le cadre du système de transfert des eaux de Chott El Gharbi, à l’instar des stations de pompage, des réservoirs et autres équipements. Le système de transfert des eaux de Chott El Gharbi vers les wilayas de Nâama, Tlemcen et Sidi Bel-Abbès concerne 16 communes dont Kasdir, Mekmen Benamar, Abdelmoula, Sidi Belkacem (Nâama) El Aricha, Bouihi, Sidi Djillali et Sebdou (Tlemcen) et Ras El Ma, Rdjem Demmouche, Bir Lahmam et Slissen (Sidi Bel-Abbès) qui seront alimentées en eau potable en H24, mais aussi pour développer l’agriculture. Le système de transfert des eaux de Chott El Gharbi comporte 60 forages, canalisations sur 680 km, 11 stations de pompage, 15 réservoirs, un centre de gestion à distance relié par fibres optiques, outre 900 km de lignes électriques de haute et moyenne tensions, afin de faciliter l’extraction, le pompage et le transfert d’eau. Le coût de cette opération est estimée à 43 milliards DA, selon les explications fournies au ministre.
A.N.T.

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